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 La conférence dans les médias

11.05.05 14:17 Il y a: 7 yrs

Conférence mondial sur la mission: pour le monde, huile de terre

Quelques passages successifs du discours de Kobia ont été particulièrement intenses, aux accents presque vibrant, et méritent d'être reproduits tels quels:

"L'appel à la mission implique que nous devons porter notre regard au delà de nos communautés respectives (…). Comme l'Eglise, le monde laïque connaît la division. Certains dirigeants du monde semblent très doués pour manipuler les identités religieuses et les mettre au service de fins nationalistes et économiques étroites. Je pense à une forme de racisme alimenté par des arguments religieux, aux guerres entre cultures et au choc des civilisations".

Le révérend n'a pas avancé de noms mais il est difficile de ne pas porter le regard vers quelques pays européens et surtout de l'autre côté de l'océan. "Mais la faute n'en incombe pas uniquement aux politiques : trop nombreux sont les apologistes de religions particulières qui rabaissent délibérément les personnes professant une foi différente et qui encouragent un comportement agressif à leur égard. Ce genre de 'politique identitaire' prépare le terrain sur lequel sont semées les graines du conflit, des désordres civils et de la guerre".

Encore une fois aucun nom, mais la référence est bien évidemment faite à de nombreux théâtres de guerres ignorées ou oubliées et à des conflits "rampants" ou dits "à basse intensité", typiques de l'Afrique en particulier.

"J'encourage cette conférence à bien mettre en évidence que la paix et la non-violence sont des impératifs évangéliques (…)". Si l'humanité doit vivre plus pacifiquement dans un monde plus juste, le christianisme et les autres religions doivent proclamer leur refus de servir de pions sur l'échiquier politique. Ainsi, le temps est peut-être venu de la confession et du repentir. Cette conférence est consacrée à la 'mission'. Ce terme a de graves connotations historiques car, par le passé, la mission a dans une certaine mesure contribué à multiplier les divisions et les conflits - entre peuples et même entre familles d'Églises.

Reconnaissons que, lorsqu'on se sent intimement appelé à promouvoir et à défendre une certaine cause, un certain message, on risque souvent de manquer de respect pour les autres et pour leurs traditions. Il y a eu des périodes où nous, chrétiens, avons manqué de sensibilité à l'égard des autres et, pire encore, non pas seulement à l'extérieur mais aussi à l'intérieur des Églises. Cela, nous le regrettons sincèrement. Pourtant, même lorsque, en tant que chrétiens, nous faisons de notre mieux, il arrive souvent que la dimension prophétique de l'Évangile choque les gens.

Nous sommes appelés à être des ambassadeurs du Christ, ainsi que l'a dit Paul, et, parfois, un ambassadeur est bien obligé de faire passer un message essentiel qui n'est pas populaire. Cela étant admis, il ne faut jamais oublier que, au fond, le message que nous communiquons est en dernière analyse un message d'amour, et non de condamnation".

En plus de la grande Croix plantée sur la plage comme point de référence des méditations et de la prière, plusieurs croix plus petites - pouvant être mises autour du cou comme pendentif - ont été apportées à la Conférence, en provenance de la Terre Sainte aussi. Ces croix ont été taillées dans le bois de ces mêmes oliviers, arrachés de la terre natale de Christ pour laisser place à un des symboles les plus durs et les plus violents de la division: le Mur.

D'aucuns ont vu dans ces grandes et petites croix la référence au rameau d'olivier qu'une colombe a porté à Noé après le déluge, une pensée et une espérance suscitées sans doute par les lampes qui brûlaient de l'huile olive, arrivée elle aussi de Jérusalem, comme source de lumière et symbole d'une onction guérisseuse pour un monde entier qui peut apparaître chaque jour à certains hommes plus sombre et plus souffrant. (articles de Pietro Mariano Benni, avec la contribution de Père Cesare Baldi et d'informations extraites de textes de Giovanni Giuranna et Giusy Baioni)
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