COE >  Accueil > Ressources > Etudes bibliques: le livre Eng|Deu|Fra|Esp|Gre



Ressources  Documents
 Etudes bibliques: le livre
 Daily Bible studies
 Chant du thème de la conférence
 Statements on Mission 1980-2005
 Bibliographie
 Télécharger

Matthieu 14,22-33

N. Lundgren

Aussitôt Jésus obligea les disciples à remonter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, pendant qu'il renverrait les foules. Mt14.23 Et après avoir renvoyé les foules, il monta dans la montagne pour prier à l'écart. Le soir venu, il était là, seul. La barque se trouvait déjà à plusieurs centaines de mètres de la terre; elle était battue par les vagues, le vent étant contraire. Vers la fin de la nuit, il vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent affolés: «C'est un fantôme», disaient-ils, et, de peur, ils poussèrent des cris. Mais aussitôt Jésus leur parla: «Confiance, c'est moi, n'ayez pas peur»! S'adressant à lui, Pierre lui dit: «Seigneur, si c'est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux». «Viens», dit-il. Et Pierre, descendu de la barque, marcha sur les eaux et alla vers Jésus. Mais, en voyant le vent, il eut peur et, commençant à couler, il s'écria: «Seigneur, sauve-moi»! Aussitôt, Jésus, tendant la main, le saisit en lui disant: «Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté»? Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui et lui dirent: «Vraiment, tu es Fils de Dieu»!)

*Lisez à votre groupe ce résumé du récit:

Le récit commence au moment où Jésus demande à ses disciples de monter dans une barque et de le précéder sur l'autre rive du Lac de Galilée. Il vient de faire un miracle: 5000 hommes, ainsi que des femmes et des enfants, ont été nourris. Il a besoin d'être seul et c'est pourquoi il demande à ses disciples de le précéder.

Lorsque le soir tombe, il est seul. La barque s'est éloignée, elle est au milieu du lac, ballottée par les vagues, car le vent souffle en sens contraire.

Jésus voit que les disciples ont peur, qu'ils sont très effrayés en le voyant s'approcher d'eux en marchant sur les eaux. Jésus apaise leur crainte et il interpelle Pierre, lui demandant de venir le rejoindre à la surface de l'eau. Pierre sort de la barque et s'avance en direction de Jésus; tant qu'il regarde Jésus, il marche sur l'eau sans aucun problème. Mais lorsqu'il voit la force du vent, il prend peur et se met à couler.

Il appelle Jésus au secours, et Jésus vient à son aide.

Comment a-t-il pu oser sortir du bateau et marcher sur l'eau?

Pierre était un pêcheur qui avait passé toute sa vie au bord de l'eau. Il ne la sous-estimait pas et en connaissait les dangers. Mais il est tout de même sorti du bateau.

Pourquoi?

C'est parce que Jésus l'appelait, et s'il y avait une personne à qui Pierre savait qu'il pouvait faire confiance, c'était Jésus. Autre chose: Pierre voyait la main de Jésus et savait que, quoi qu'il arrive, Jésus étendrait la main et lui viendrait en aide.

Mais soudain, Pierre se met à douter de ses capacités, il se croit livré à lui-même, et prend peur, car il se rend compte qu'il lui est impossible de marcher sur l'eau. Et soudain, il commence à couler et, ne voyant plus la main de Jésus, il s'écrie: "Jésus, viens à mon aide!"

Que fait Jésus? Il étend encore la main pour montrer à Pierre qu'il est toujours là. Il le saisit par la main et le ramène dans la barque.

Mais il lui demande aussi: "Pourquoi ne m'as-tu pas cru? Pourquoi as-tu perdu confiance? Où a passé ton espérance? Pourquoi as-tu cessé de voir ma main?"

Jésus veut que Pierre se rende compte qu'il est là pour lui.

Jésus veut que nous nous rendions compte qu'il est là pour nous. Même si nous sommes loin au large ou plongés dans d'autres difficultés, il est là pour nous rendre l'espérance, prêt à nous prendre dans ses bras. Il ne nous laisse jamais livrés à nous-mêmes, mais il arrive que nous ne voyions pas ses mains, que nous n'ayons pas conscience de sa présence à nos côtés, parce que nous avons fermé les yeux. Nous ne voulons pas voir qu'il est là. Nous avons décidé qu'il ne sert à rien de tenter quoi que ce soit qui paraisse hors du commun, car nous pensons qu'il nous en coûtera plus que ce que nous pouvons payer. Il nous semble trop problématique d'aller au delà des limites normales dans lesquelles nous nous sentons en sécurité. Cela pourrait donner des idées à nos ennemis. Nous prendrions des risques. Sommes-nous prêts à le faire?

*Choisissez parmi les suggestions suivantes les sujets de discussion ou thèmes d'activités qui conviennent:

Thèmes de discussion

Avez-vous jamais fait quelque chose que vous n'étiez pas sûr de maîtriser?
Quelqu'un vous a-t-il demandé de faire quelque chose que vous trouviez trop difficile?
Avez-vous demandé à quelqu'un de faire pour vous une telle chose?
Si quelqu'un vous demandait de faire quelque chose qui l'effraie, le feriez-vous?
Si votre réponse est "oui": pourquoi le feriez-vous?
Si votre réponse est "non": pourquoi?
Y a-t-il quelqu'un à qui vous pensez pouvoir faire confiance en tout temps?
Qu'est-ce que la confiance?
Qu'est-ce qui fait qu'une personne est "digne de confiance"?
Etes-vous une personne digne de confiance?
Selon vous, que voulait dire Jésus lorsqu'il a dit à Pierre: "Homme de peu de foi" (Mt 14,31)?
A votre avis, qu'a ressenti Pierre lorsque Jésus lui a tendu la main?
Qu'est-ce que l'espérance?
Vous est-il arrivé que quelqu'un vous donne de l'espoir?
Avez-vous jamais donné de l'espoir à quelqu'un?
Pouvez-vous partager un peu d'espoir avec vos camarades de classe?
Si oui, dans quelles circonstances?
Si non, pourquoi pas?
Comment pouvez-vous, sans rien dire, faire comprendre à quelqu'un que vous vous souciez de lui?
Comment pouvez-vous montrer à quelqu'un que vous vous souciez de lui en utilisant vos mains?
Comment pouvons-nous apprendre à voir que quelqu'un nous tend la main pour nous tenir fermement?
Comment remarquons-nous que quelqu'un cherche à nous aider?
Le fait de venir en aide à quelqu'un est-il une manière de lui donner espoir?

Activités

Faites asseoir les enfants en cercle, les yeux fermés, en se tenant par la main.

Demandez à un enfant de serrer la main de son voisin ou de sa voisine de droite et demandez à tous les enfants de transmettre cette pression à tour de rôle, tout autour du cercle, jusqu'à ce qu'elle revienne au premier. Faites tout cela dans le silence.

Les enfants se mettent par deux.

Donnez-leur pour consigne que dans chaque groupe de deux, une personne doit fermer les yeux et laisser l'autre la conduire au travers de la salle. Ensuite, dites aux enfants d'inverser les rôles. Après un certain temps, on pourra leur demander de modifier l'installation de la pièce (par exemple changer la place des meubles) et de rendre ainsi la marche plus difficile. On peut avoir à passer par-dessus ou par-dessous un obstacle, monter et descendre quelques marches d'escalier, etc. Vous avez peut-être la possibilité d'aller à l'extérieur. Cela dépendra de la disposition des lieux.

Tous les enfants sont debout en cercle, très proches les uns des autres, les épaules se touchant presque. Un enfant est placé au milieu du cercle. Il doit se sentir en sécurité et faire confiance à ses camarades au point de se laisser aller le long du cercle, les yeux fermés, soutenu par les mains des autres enfants. Ceux-ci doivent faire en sorte qu'il ne tombe pas. Au début, le cercle sera très petit, il peut s'élargir par la suite, à mesure que le groupe se sent plus assuré.

Faites-leur jouer une scène tirée d'une ou de plusieurs situations vécues dans lesquelles ils ont pris espoir à cause de ce que quelqu'un d'autre a fait, ou senti qu'ils pouvaient donner de l'espoir à une autre personne.